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Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel. Victimes ou témoins, donnez l’alerte !

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Publié le 5/03/2018

Pour de nombreuses femmes, le harcèlement sexuel dans les transports est une réalité.

En France, 87% des usagères des transports en commun déclarent avoir été victimes de harcèlement sexiste, de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles ou de viols (selon une enquête de la Fnaut en 2016). 

6 femmes sur 10 craignent une agression ou un vol dans les transports franciliens (contre 3 hommes sur 10) et se déclarent ainsi majoritairement inquiètes à l’idée de prendre les transports en commun.

Dans leur immense majorité, les femmes ont déjà changé leurs habitudes de transports en raison des phénomènes de harcèlement.

Le chiffre : 43% des faits de violences graves à l’encontre des femmes se déroulent dans les transports en Ile de France, contre 40% dans la rue et 17% dans d’autres espaces (enquête Virage de l’Ined – 2018).

 

Dans le but d’aider à prévenir le harcèlement dans les transports, la région Île-de-France, Île-de-France Mobilités, SNCF Transilien et RATP ont décidé d’initier ensemble une vaste campagne de sensibilisation en rappelant notamment les bons réflexes.

Des moyens concrets pour lutter contre le harcèlement et les incivilités

Afin de renforcer votre sécurité, des dispositifs d’alerte, des forces de sûreté et une prévention auprès des agents, du personnel exploitant et des forces de l’ordre sont mis en place afin de vous aider à mieux repérer les situations de harcèlement.

La présence humaine

Sur le réseau SNCF, en Ile de France, 5 000 agents sont présents en gares et dans les trains. 740 agents de la sûreté (SUGE) sillonnent l’Ile de France et 172 médiateurs travaillent sur les lignes afin de lutter contre les incivilités.

Dans le cadre de ses contrats signés en 2016, les effectifs sur le terrain seront augmentés de 290 agents pour la SNCF, soit 40 agents SUGE, 50 médiateurs et 200 agents commerciaux.

 

De plus, SNCF Transilien a mis en place en 2017 la formation des agents SUGE par un module spécifique sur le harcèlement sexuel dans ses emprises. Une formation élaborée avec la Miprof afin d’être au plus près du vécu des victimes. En 2018, ce sont les agents des gares qui bénéficieront de cette même formation.

Chaque année, environ 130 millions d’euros sont versés par Ile de France Mobilités aux opérateurs SNCF Transilien et RATP pour assurer et renforcer une présence humaine dans les transports.

Bornes d’appel, personnels en gare, appel d’urgence « 3117 » ou sms « 31177 », application « Alerte 3117 » : de multiples moyens pour ne pas rester impassible !

 

En effet, victimes ou témoins, des solutions concrètes existent pour donner l’alerte.

Services actifs durant les horaires d’ouvertures des réseaux

  • En signalant à un agent en gare et auprès des agents de sûreté.
  • En appelant à une borne d’appel dans les gares et certaines rames. Elles permettent d’entrer directement en relation avec des agents de la ligne.

1 380 bornes d’appels sont présentes sur l’ensemble des gares Transilien avec un opérateur qui répond 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Services actifs 24h/24 et 7j/7

Le numéro 3117 : pour signaler tout acte de délinquance ou situation présentant un risque, le numéro d’urgence 3117* est désormais disponible sur tout le réseau francilien (plus seulement sur le réseau SNCF).

Ce numéro est également disponible depuis l’application smartphone « Alerte 3117 » ou par sms « 31177 »**

* Appel et numéro enregistrés même si masqués / Service et appel gratuits.

** SMS et numéro enregistrés même si masqués / Prix SMS de votre opérateur.

Attention, ces numéros et services ne se substituent pas à ceux des urgences : 15 Samu | 17 police | 18 pompiers | 112 urgence en Europe 

En complément de l’appel et du SMS, les voyageurs témoins d’une situation qui présente un risque pour leur sécurité ou un désagrément, ont à leur disposition une application pour contacter le 3117, ainsi qu’un bouton d’urgence depuis l’application de recherche
d’itinéraire Vianavigo. La géolocalisation du smartphone assure une prise en charge rapide et efficace, et l’appli fonctionne en toutes circonstances, grâce à une technologie réseau ne nécessitant pas de couverture 3G ou 4G.

 

Quelles informations dois-je communiquer ?

Lorsque vous donnez l’alerte, il est important d’être le plus précis possible sur les informations dont vous disposez :

  • Caractérisez le harcèlement sexuel (injures, exhibition, frotteur, attouchements, agression sexuelle…)
  • Décrivez l’agresseur (sexe, âge, détails physiques, tenue vestimentaire…)
  • Précisez où cela s’est passé (le lieu, l’heure, la station, la gare ou le véhicule, la direction du véhicule…)

Que se passe-t-il ensuite ?

Lorsque vous alertez au 3117 ou au 31177, vous êtes mis en relation avec l’un des 45 agents qui se relaient 24 h/24, 7 j/7 sur la plateforme.

Après analyse, votre alerte est transmise au Poste de Commandement de Sécurité de la RATP ou au Commandement National de Sûreté SNCF. Ces centres de contrôle supervisent tous les réseaux franciliens RATP et SNCF (Métro, RER, Transilien, Bus, Tramway) et accèdent au visionnage des caméras de vidéoprotection : plus de 50 000 déployées sur le réseau RATP et 24 000 sur le réseau SNCF.

Dès que l’incident est localisé, les agents pilotent et envoient sur place les équipes de sûreté RATP et SNCF les plus proches. Ces agents travaillent également de concert avec les forces de police qui patrouillent en permanence sur le réseau.

 

Le harcèlement sexuel est un délit, réprimé par l’article 222-33 du Code pénal et les personnes coupables sont passibles de peine d’emprisonnement. Il est donc important de signaler rapidement une agression et de porter les faits commis à la connaissance de la police ou de la gendarmerie.

 

Un environnement plus sécurisant

 

La généralisation de la vidéoprotection

En complément de la présence humaine, Ile de France Mobilités, SNCF et RATP déploient des moyens techniques importants, au premier rang desquels la vidéoprotection, outil indispensable dans la chaîne de sécurisation et d’aide à la décision.

17 000 caméras dans les trains et 9 000 caméras dans les gares du réseau Transilien.

Le centre de coordination opérationnelle de sûreté (CCOS)

Face aux menaces auxquelles fait face le réseaud e transport – incivilités, délinquance, terrorisme – Valérie Pécresse a souhaité une meilleure efficacité des forces de sécurité dans les transports et a enclenchée le regroupement de l’ensemble des acteurs (police nationale, gendarmerie nationale, RATP, SNCF, Optile et les futurs opérateurs du Grand Paris Express) au sein d’un poste de commandement unique sous l’autorité de la Préfecture d’ici à fin 2019.

 

La rénovation des espaces

Un programme de 3 milliards d’euros est engagé pour la rénovation des gares d’Île-de-France d’ici à 2025. Celles-ci deviennent plus accessibles, plus accueillantes et offrent
davantage de services (toilettes, espaces de micro-working, commerces…).

Une gare plus belle, plus lumineuse et plus accueillante, c’est aussi une gare
dans laquelle les voyageurs se sentent plus en sécurité.

Pour mieux connaître leurs attentes, SNCF Transilien a consulté 6 000 voyageurs (Baromètre sûreté 2014 SNCF). Leurs réponses confirment le lien entre le design des gares et le sentiment de sécurité et de tranquillité. Plus les gares sont spacieuses, propres, fluides et vivantes, plus les clients s’y sentent en sécurité.

La présence de commerces en gare est aussi un facteur de bien-être.

En revanche, certains aménagements caractéristiques des gares génèrent de l’appréhension chez les voyageurs, à l’instar des couloirs trop étroits, des passages souterrains trop sombres, des recoins isolés et des mauvaises odeurs.

Partant de ces constats, SNCF et Île-de-France Mobilités travaillent sur la conception de la gare dans laquelle les voyageurs se sentent bien. La gare idéale est lumineuse et en surface, et privilégie les bâtiments avec de grandes baies vitrées pour plus de clarté. La gare du futur est aussi plus colorée.

Chaque fois que c’est possible, SNCF remplace les murs de béton gris par des parois égayées par des couleurs vives ou des expositions artistiques. La gare ferroviaire ou routière peut même prendre des airs de jardins urbains grâce à des installations végétales.

SNCF organise également des « marches exploratoires » pour les femmes, dans et autour de ses gares. Cela permet d’identifier des zones, sombres ou en courbe, qui exacerbent le sentiment d’insécurité, ou d’exprimer des besoins en termes de services.

Des trains plus sécurisés et sécurisants

À la tête d’Île-de-France Mobilités, Valérie Pécresse a engagé une politique ambitieuse d’accélération des renouvellements et rénovations des trains en Île-de-France pour améliorer la régularité des lignes et le confort des voyageurs.

Plus de 700 trains seront rénovés ou remplacés d’ici à fin 2021.

La question de la sécurité est aujourd’hui une donnée importante prise en compte dès la conception du matériel.

Ainsi, les trains tels que le Francilien, dits « Boa », sont conçus de telle manière qu’ils permettent l’accès d’une voiture à l’autre de manière aisée. Cette configuration complètement ouverte permet à chacun de voir ce qui se passe autour de lui mais également de s’assurer d’être vu, ce qui génère un fort sentiment de sécurité. Cette vue d’ensemble de l’intérieur du train simplifie également le travail des équipes de contrôle, de la police ferroviaire, ou de médiation lors d’interventions à bord.

 

Enfin, une autre tendance permise par les avancées techniques et particulièrement appréciée des voyageurs est le travail porté sur les lumières naturelles et artificielles. La lumière naturelle est apportée par l’utilisation de larges baies vitrées qui deviennent aujourd’hui la norme tant sur les tramways que sur les trains et même les métros. L’arrivée de lampes LED, peu énergivores, a permis d’améliorer l’éclairage dans les véhicules en augmentant la lumière en quantité mais aussi en qualité. Ainsi, le Francilien a bénéficié des talents de l’artiste plasticien Yann Kersalé, qui est intervenu sur la scénographie lumineuse du train, faisant varier les ambiances en fonction des espaces dans le train mais aussi de sa vitesse.

Nous avons tous un rôle à jouer dans la lutte contre le harcèlement, ayons les bons réflexes !

Un commentaire pour “Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel. Victimes ou témoins, donnez l’alerte !”

  1. JerePasser en mode normal dit :

    « Dans le cadre de ses contrats signés en 2016, les effectifs sur le terrain seront augmentés de 290 agents pour la SNCF, soit 40 agents SUGE, 50 médiateurs et 200 agents commerciaux. » Plus d’agents de médiation que d’agents SUGE ça ne me parait pas logique… Ou alors si on additionnait le nombre d’agents SUGE et de médiateurs pour augmenter plus les effectifs SUGE je suis sûr qu’on y arriverait mieux 😉

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